sur les traces du pandou

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Printemps

Classé dans : Non classé — 20 mars, 2012 @ 10:37

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Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Toute la lyre)

 

MARIE HELENE CARBONEL – IMBERBE ET PLUTÔT BEL HOMME

Classé dans : Littérature — 13 mars, 2012 @ 10:04

Un conte à rebours et la perspective d’une mise en abîme m’ayant d’emblée inspirée, je me suis plongée avec délices dans cette «délicieuse parenthèse hors du temps, dans une vie absurde».

L’auteur donne d’emblée le ton de l’intemporalité des êtres et des choses et crée une atmosphère immédiatement prégnante.

A travers l’Orient express et ses lampes d’opaline, la musique de « une femme disparaît», et ce hasard qui n’existe jamais, je me suis totalement laissé porter par cette histoire hors du temps, la voix de l’italien et Ariane qui déroule son fil mystérieux.

En attendant la suite avec impatience on peut tout imaginer… et d’ores et déjà se rendre sur le site pour découvrir les premiers chapitres:

www.tousediteurs.com

MARIE HELENE CARBONEL - IMBERBE ET PLUTÔT BEL HOMME dans Littérature 424564_269301683147875_100002041373185_605332_1751324696_n

Il n’est peut-être jamais trop tard pour courir son premier marathon…

Classé dans : sport — 25 novembre, 2011 @ 7:08

Dimanche 20 Novembre. Suivant les derniers conseils de mon coach je me lève à cinq heures du matin pour 10′ de « réveil musculaire » à jeun dans les rues désertes de mon quartier, prendre une bonne douche chaude et déjeuner suffisamment tôt.

J’arrive à 7H30 sur la Prom. Le jour se lève et sur l’horizon un soleil magique tout orange se dessine dans les contours encore gris de la mer et des nuages résiduels. Le vent de la veille est tombé, il ne fait pas froid, et je prends une photo de ce lever de soleil en attendant mon tour devant un des semi remorques affrétés pour les consignes vestiaires. L’organisation est irréprochable.

Je suis arrivée au dernier moment pour ne pas avoir froid, aussi n’ai je pas trop le temps de réfléchir, et cinq minutes à peine après m’être frayé un chemin vers le sas des « 4H30 et + », le départ est donné.

Je veille à partir à mon rythme et vois défiler Saint Laurent du Var, Cagnes sur Mer et Villeneuve Loubet où Jean Pierre m’encourage au ravitaillement, et où les nombreux canards de la Cagne se sont donné rendez-vous pour nous offrir un concert de « coin-coins » enthousiastes. A Marina Baie des Anges, lorsque le parcours se fait en zigzags à travers la route nationale et l’intérieur des marinas, je croise non loin devant le meneur d’allure 4H30.

C’est mon premier marathon et je me suis fixée comme objectif …. de le finir et … si possible en 5 heures, alors je me dis que tout va bien jusque là.

La ligne droite qui borde la voie ferrée est un peu longue pour arriver à Antibes où il me semble tout de même que le Fort Carré s’est un peu éloigné de sa place habituelle … effet d’optique ? !!, franchis le cap du semi sans difficulté particulière. Passé le port d’Antibes, les remparts grimpent légèrement mais rien de bien terrible, je continue donc mon chemin avec optimisme, à peine un peu fatiguée.

Je croise Sandrine au ravitaillement suivant, qui a couru en relais avant de se reconvertir en assistante souriante de nos efforts. J’appréhende les côtes du Cap d’Antibes, mais sans plus.

C’est pourtant là que tout va s’écrouler, je ne m’en remettrai pas et je marche plusieurs fois, ma vraie torture commence après la montée à la sortie de Golfe Juan. et j’avale un des deux gels remis juste en bas de la côte, pensant que le « red tonic » quelques kilomètres après me permettra de surmonter la fatigue. Je commence à perdre beaucoup de temps.

Sur la dernière portion qui mène à Cannes, mes jambes ne me portent plus. Il ne reste que 7 km, c’est trop bête d’abandonner maintenant. Je doute plusieurs fois, avant de me résoudre à l’évidence.

Un, je ne peux pas marcher c’est carrément impossible, je ne tiens qu’en toutes petites foulées course très lentes à la limite de l’équilibre. Deux, si je m’arrête encore une fois je ne redémarrerai plus, comme je le comprends à l’avant dernier ravitaillement d’où j’ai un mal fou à repartir. Trois, je n’ai que deux alternatives, l’abandon ou l’oubli total du chrono mais terminer vaille que vaille. Je me dis qu’il faut être complètement dingue pour faire un truc pareil, et qu’on ne m’y reprendra plus jamais. Mais je me refuse à l’abandon.

Même les kite surfeurs qui s’en donnent à coeur joie ne suffisent pas à me rendre le sourire et les jambes que je n’ai plus. Il y a du vent et plus de soleil, j’ai mal aux jambes, au dos, partout, par moments je ferme les yeux pour ne plus voir le bitume.

Les deux derniers kilomètres sont un véritable calvaire, et le tapis rouge me semble irréel à l’arrivée, j’ai tellement souffert à la fin que je n’éprouve presque pas de plaisir sur le coup.

Je suis complètement tétanisée, m’appuie sur le bénévole qui enlève la puce de ma chaussure car je n’ai plus aucun équilibre, récupère péniblement mon tee-shirt « finisher » et ma médaille tant convoités, me traîne au ravitaillement final. Je ne peux même pas m’asseoir et encore moins m’étirer.

Après une dizaine de minutes, je réussis à me laisser choir sur une bordure de trottoir qui me permet de replier un peu mes jambes et soulager mon dos, et de manger et boire un peu.

J’ai fini tant bien que mal, et plutôt mal que bien, mais allée au bout de l’aventure malgré tout pour mon premier marathon nonobstant le chrono de… 5H30. Heureuse pour tous ceux à qui j’avais promis d’aller au bout bien plus que pour moi-même tant je suis épuisée.

Qu’il est dur de regagner la gare de Cannes pourtant toute proche après un tel effort, mais un train part rapidement et même assise par terre sur une marche dans un wagon bondé je suis contente de ne pas avoir attendu debout au vent. Quelques amis essuient mes premières larmes et textos d’épuisement au téléphone. Mes jambes sont raides comme du béton et mon dos comme passé au rouleau compresseur !

Arrivée à l’avant-dernière gare du parcours, je me lève pour réveiller mes jambes, et là c’est l’horreur ma jambe gauche ne me porte plus je ne peux même pas m’appuyer dessus. Je descends du train tant bien que mal, m’accroche aux rampes des escaliers que je descends comme je peux en boîtant et grimaçant…. quelques autres « finishers » ne sont guère plus brillants que moi, alors que la forme de certains autres me fait vraiment envie. Le trajet de quelques centaines de mètre de la gare au tram me voit m’arrêter à tous les points d’appuis possibles, réverbères, voitures stationnées, grilles etc… heureusement comme d’autres « finishers » j’ai une tenue reconnaissable qui m’évite de passer pour une pocharde !

Arrivée chez moi je m’écroule, mais deux bonnes heure après, eau chaude, anti-inflammatoire et boisson brûlante ayant fait leur effet, je pose à nouveau mes deux jambes par terre !

Contre toute attente la récupération est rapide, dès le lendemain je marche presque normalement, et deux jours après plus de douleurs seulement quelques tensions… je commence à me dire que recommencer dans un an.. en 5H bien sûr !! pourquoi pas …

En attendant d’autres courses plus raisonnables m’attendent en début d’année prochaine, dont je compte vraiment profiter à présent que ce marathon a bien dû me faire progresser quelque part !

J’ai encore du mal à être enthousiaste, tout ça me semble encore irréel.

Mais c’est une aventure si forte qu’aujourd’hui je me dis par moments qu’il n’est peut-être jamais trop tard pour courir son premier marathon.

 

Consuelo de Saint Exupéry

Classé dans : Littérature — 15 octobre, 2011 @ 8:09

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On a toujours tendance à se précipiter dans ce qui va causer la douleur et à anticiper le contretemps, alors qu’il serait parfois si simple de se laisser porter par la vague. « Consuelo ne supportera jamais l’absence, ni l’attente, car pour elle, elle est synonyme d’abandon »;  « J’ai besoin d’être rassurée, à force d’absence je deviens un peu folle pour de bon » dit-elle.

Marie Hélène Carbonel a l’art de traduire cette biographie intime avec son ressenti de femme, et c’est ce qui rend son livre si émouvant. La plume d’or de Consuelo semble revivre dans sa main, lorsqu’elle parle  d’« … obtenir ce qu’aucun amant n’a jamais réussi à obtenir: s’unir et se confondre d’une façon absolue sans se détruire », ou encore lorsqu’elle évoque que Consuelo « passait par des états d’espoir et de désespoir continuels. Elle ne mentait pas ou très peu. Et elle racontait tout, autant ce qui peut lui être défavorable que le contraire. » 

Alors qu’« Elle est profondément étrangère à Antoine, tout la sépare de lui. Prise au piège, elle n’a pas le courage de fuir », elle l’épouse et va endurer tant d’années de trahison, de mépris et d’humiliation avant de trouver un peu d’apaisement vers la fin de leur union, mais à quel prix. Peut-être celui d’« Etre seule comme un papillon qui n’a pas de fleurs ». « Un tel amour, c’était une maladie grave, une maladie dont on ne guérit jamais tout à fait ».

« Avec ou sans toi ma peine ne trouve de soulagement. Avec toi parce que je meurs et sans toi parce que je ne peux vivre ».  Je ne sais pas lire l’espagnol mais en français ce proverbe est déjà très beau.

J’ai beaucoup aimé aussi la lente et intime réflexion de Dolorès dans les ruines d’Oppède. Cette ouverture de tendresse et de sécurité enfin avec Bernard, ce qui lui a tant manqué, sacrifiée car mêlée de ce semblant d’apaisement qu’elle croit trouver avec Antoine, mais qui va encore la faire souffrir.

Elle était « cette petite fleur qui embaumait sa planète et qu’il a quittée faute d’avoir compris qu’elle était unique ». « J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires », dit-il.

La quasi-légèreté de l’époque Pimprenelle se fait vite oublier durant la décennie qui va suivre. Avec Antoine elle s’est mariée en noir et porte le blanc du deuil, paradoxes d’une femme passionnée et passionnante. Son cher Enrique trop tôt disparu reste celui auprès de qui elle souhaite reposer, il incarne pour elle la tendresse et la sérénité, et elle éprouve d’ailleurs un sentiment de culpabilité à son égard. Ambivalence de cette destinée de femme que seule la passion peut attiser de la sorte.

On retrouve avec plaisir l’image de l’extase cosmogonique de Dali, de ce tableau aux couleurs chaudes qui n’a rien de marin mais qui laisse l’imagination se perdre dans les méandres de l’univers. Finalement, de « Consuelo » la tellurique à l’amour de la mer de « Fronts de Mer », il n’y a peut-être qu’un pas. La quête de soi à travers l’amour et la beauté des moments forts, des textes d’une grande sensibilité. 

Aventure aquatique

Classé dans : nature,sport — 5 octobre, 2011 @ 7:22

Durant des années je me suis demandée comment c’était sous la surface de la mer. Pas vraiment demandé au sens propre du terme car les reportages sont nombreux en la matière, mais envie de voir la vie sous-marine, un peu comme la concrétisation de toutes ces années à me baigner en toutes saisons en osmose avec la mer après mes footings.

Il y a une dizaine de jours, me voilà donc embarquée en direction du Cap Ferrat en petit comité, avec un sympathique couple de moniteurs de plongée totalement passionnés, Martial et Delphine, et Tony un jeune garçon de dix ans venu lui aussi demander à la mer de lui offrir un baptême.

Première expérience: enfiler la combinaison !! Ce qui semble aisé mais en réalité n’est pas si facile car elle doit coller à la peau. Petit briefing pour expliquer aux néophytes comment on respire dans le détendeur, les gestes élémentaires pour communiquer sous l’eau notre aisance ou notre appréhension, position du masque et gestion des oreilles, et nous descendons lestés les escaliers du spot de plongée. En cette période l’eau est merveilleusement claire et belle… parole de pro ! et déjà sur les rochers les petites crevettes et les crabes nous disent bonjour.

Après les coups de palmes du jeune Tony émerveillé, sous l’oeil avisé de sa maman Françoise qui le regarde évoluer des rochers, et de sa petite soeur Chloé en masque et tuba, et alors que le ciel laisse échapper quelques petites gouttes (oui je sais bien que Martial a dit que c’était très joli de voir tomber la pluie à la surface de l’eau lorsqu’on est dessous mais tout de même …) mon tour arrive et l’enthousiasme fait quand même place à une légère appréhension.

Pas de soucis de palmes, çà je connais !! la combinaison est nettement plus confortable dans l’eau, ok pour la ceinture de plomb, ok pour l’accrochage du harnais bouteille où je me laisse faire par Martial à qui je vais m’accrocher comme prévu sans relâche et sans me poser de questions, et nous commençons à apprendre à respirer par la bouche exclusivement. Je tiens mon détendeur comme un sésame, et mon moniteur comme un gilet de sauvetage. Mais comme c’est beau déjà là-dessous juste sous la surface. Le plateau est peuplé de myriades de petits poissons, les bébés castagnoles sont adorables (clin d’oeil à Pierre Brocchi çà y est je les ai vues !). Mais voilà que mon masque est plein d’eau et que je sens monter en moi comme un petit vent de panique. Je fais signe comme convenu et nous remontons à la surface illico. Delphine me met dans la main un joli coquillage habité par un adorable bernard l’hermite qui joue à cache-cache pour me déstresser. Après quelques paroles rassurantes et le clin d’oeil rassurant du petit  bernard l’hermite à qui je rends sa liberté, nous voilà repartis avec pour consigne de… respirer moins fort !!

Et là effectivement çà va beaucoup mieux, les vingt minutes qui suivent ne vont être que du bonheur, et c’est vrai qu’ici à quatre mètres de fond c’est magnifique. Martial me met dans la main une étoile de mer tandis que Delphine en apnée immortalise l’instant sur son appareil photo. Je me sens totalement gauche à côté de leur aisance, mais tellement émerveillée par ces fonds magiques.

Je me laisse guider par l’oeil avisé de mon moniteur que je ne quitte pas d’un iota – il m’avait dit de ne pas me servir de mes bras mais çà ne risque pas de m’arriver, ma main droite étant solidement arrimée à son harnais, et ma main gauche se refusant à  lâcher le détendeur – et je lâche enfin prise pour profiter pleinement des vingt minutes qui suivent. Ma respiration se fait régulière, mon palmage moins saccadé et je me laisse aller au monde du silence troublé par le seul bruit de mes bulles.

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Les étoiles de mer sont encore plus rouges et oranges que je ne l’imaginais, les oursins sont ancrés à leurs rochers, un joli petit poisson marbré de blanc et marron joue à cache-cache, les bancs de poissons forment de belles arabesques vives et rapides, les petites castagnoles décidément peu farouches semblent me sourire et je leur renvoie leurs sourires. Je ne verrai pas le poulpe aperçu par mon prédécesseur mais nous arrivons au surplomb du tombant. Les algues ondoient doucement et la couleur de l’eau qui s’enfonce est d’un magnifique bleu soutenu. Encore quelques traversées de rochers sur lesquels je pose mes mains dans la douceur du végétal qui les recouvre, une sorte d’éponge cylindrique rosée et tachetée se love dans une anfractuosité, et lorsque nous faisons surface je ne m’y attends presque pas si vite et suis un peu surprise de ne pas avoir eu hâte de remonter bien au contraire.

Le matériel aisément enlevé par mon moniteur grâce au harnais « magique » gonflable et sans ceinture de plomb, je me sens d’une légèreté soudaine avec mes seules palmes. Enlever la combinaison est tout de même un peu moins difficile que de l’enfiler… fini le gainage et re-bonjour les bourrelets !! Nous nous changeons gaiement en échangeant nos impressions, puis nos moniteurs nous font un nouveau briefing sur tout ce que nous avons vu et sur les cétacés qu’il connaissent par coeur, nous apprenons entre autres la régulation du spermaceti chez le cachalot qui lui permet de plonger très profond et de remonter à sa guise, et à regrets déjà nous échangeons nos adresses mails pour les photos et reprenons le chemin de Nice.

La tête pleine des belles images et impressions de mon rêve réalisé, je me promets de recommencer dès l’année prochaine. je crois bien que j’ai le regard aussi émerveillé que celui de Tony le champion… peut-être au fond de moi restait-il une âme d’enfant que la plongée a réveillée ? En tout cas j’aimerais bien parfois donner à ma vie un peu de la légèreté de ces petits poissons si rieurs …. Une chose est certaine, lorsque je me baignerai je revivrai au fond de moi ces instants magiques. 

 


 

L’éponge magique de « courir pour une fleur »

Classé dans : Non classé — 3 octobre, 2011 @ 7:42

Hier matin à la Pinède de Juan les Pins me voilà partie pour 20 km. Le temps est superbe et les couleurs de cet automne sont idylliques. Le Cap d’Antibes fermé à la circulation est une merveille. M’y voilà, seule au monde dans la cohue du sas, n’ayant trouvé aucun complice à mes extravagances du jour. Nous sommes pas loin de 4000, répartis entre une boucle de 10 km et deux boucles soit 20 km. Mes premiers doutes m’assaillent lorsque je vois le physique de tous ces coureurs et coureuses arborant le dossard du 20 km, et je me dis qu’il eût peut-être bien été plus raisonnable, comme l’an dernier, de me contenter du 10 km. L'éponge magique de Mais bon, j’aimerais bien aussi arriver au bout de mon premier marathon fin novembre et j’ai déjà couru quelques semis, mais à une époque où j’étais plus en forme. Je décide d’appliquer les conseils de mes coachs à la lettre, c’est-à-dire de partir à mon rythme et de ne pas trop forcer pour la première boucle pour pouvoir gérer la deuxième. Ce premier tour du Cap d’Antibes se passe bien, j’apprivoise les faux-plats et ne souffre pas trop dans la côte qui remonte de la plage de la Salis. Je le boucle en 1h07 ce qui me convient (l’an dernier pour une seule boucle j’avais mis 1h03). C’est donc confiante que j’entame mon deuxième tour. Patatras ! Psychologiquement c’est désastreux pour moi de recommencer la même chose, car j’ai bien re-mémorisé le parcours depuis l’an dernier et de nature pessimiste j’ai une forte tendance à n’en voir que les difficultés.
Premier grand moment de solitude, après le sas d’arrivée du 10kms nous sommes beaucoup moins nombreux à continuer, et les as sont déjà partis bien loin. C’est donc un reliquat de coureurs bien clairsemé qui m’attend. La mer est belle et claire, mais qu’est-ce que je fais là par cette chaleur au lieu de me baigner ? Bon d’accord c’est prévu… pour après une récompense çà se mérite alors on continue.
Il fait vraiment très chaud, et à l’épongeage je ne commets pas la même erreur qu’au premier tour, c’est-à-dire que je garde précieusement mon carré de mousse bien imbibé d’eau avec moi pour le reste de la course, m’asperge auparavant copieusement de toutes parts, et vaille que vaille il ne reste « que » sept kilomètres on y va.
Un coureur me fait remarquer que le deuxième tour c’est le meilleur car on a vraiment le Cap pour nous vu qu’il n’y a presque plus personne… ben celui-là au moins il positive j’essaie de penser comme lui.
Au ravitaillement suivant il n’y a plus rien de prévu pour les retardataires à part de l’eau, et ils commencent déjà à plier bagage merci c’est sympa !! heureusement que j’ai prévu un gel de secours, connaissant l’organisation de cette course où il vaut mieux ne pas être médiocre si on veut avoir quelque chose à manger, que je fais suivre de plusieurs verres d’eau… et gorge ma petite éponge magique qui va vraiment m’être d’un secours immense, tant pour sa fraîcheur, c’est fou comme çà la garde bien ces trucs là, que pour la passer d’une main à l’autre alternativement et sur mes yeux que le soleil commence à sérieusement brûler.Au dix-septième km une coup de barre énorme m’assaillit, je n’ai plus de jambes et la côte approche.Je rassemble mes dernières forces en songeant à la fontaine que j’ai repérée au premier tour et à mon aspersion prochaine. w00t En haut de la côte, ragaillardie à cette idée et un nouveau ravitaillement où cette fois-ci l’équipe est sympa et où je réussis à attraper un quartier d’orange in extremis sur le plateau qu’on enlève à l’instant, je poursuis ma route et aperçois enfin ma fontaine.
Là horreur et désespoir, plus aucun filet d’eau ne coule et la bassin est vide. C’est donc en pressant désespérément ma petite éponge salvatrice qui s’assèche, que je boucle cette course en 2h19, malgré tout heureuse d’être allée au bout.
A l’arrivée une jolie rose m’attend, elle compense le désert des tréteaux vides où il ne reste que quelques malheureuses bananes.
Ouf on va se baigner ? Comme elle était bonne après tout çà !!! Je m’en sors sans trop de courbatures ni crampes le lendemain c’est déjà çà, juste quelques vieilles douleurs un peu réveillées. Allez demain on reprend doucement l’entraînement !! smile

Le gros chêne

Classé dans : Non classé — 25 août, 2011 @ 9:08

Suivez le guide, et à quelques kilomètres de Nice c’est une très jolie balade qui se découvre.

Contrairement aux idées reçues, et à condition de ne pas craindre la chaleur, elle peut tout à fait se réaliser en plein été, l’avantage étant de n’y croiser quasiment personne, contrairement aux autres saisons, et c’est assez magique. Prévoir juste suffisamment d’eau deux litres ne sont pas superflus.

S’élever du village de Saint Jeannet est déjà en soi un ravissement, on y aperçoit progressivement le Cap d’Antibes, les Iles de Lérins, puis l’Estérel, sans oublier la civilisation urbaine, les marinas se détachent nettement sur le littoral, tout comme les pistes de l’aéroport de Nice et les bâtiments caractéristiques d’IBM.

A un croisement du sentier, après avoir laissé sur la gauche le trop fréquenté Baou de St Jeannet, une calade en lacets un peu pentus serpente en direction du Baou de la Gaude, plus verdoyant que son voisin et d’où on découvre en prime toute la plaine du Var et les contreforts des sommets de l’est.

Mais la curiosité de cette petite randonnée est incontestablement le gros chêne majestueux de plus de six mètres de circonférence qui marque l’entrée d’une enceinte de vestiges de pierres des temps reculés, celto-ligure paraît-il. Nous avons découvert à l’approche de cet arbre magnifique bien qu’endommagé à plusieurs reprises par la foudre, que de nombreux rapaces profitent de la quiétude des lieux. Deux oiseaux de belle envergure se sont envolés à quelques mètres de nous, surpris par notre intrusion. Assis tranquillement à l’ombre de notre protecteur séculaire, quelle ne fut pas notre surprise d’entendre puis voir s’envoler successivement trois autres rapaces de plus petite taille, vraisemblablement une nichée de jeunes faucons crécerelles habitant les lieux.

La descente par le sentier qui part en direction du Jas Jausserand est moins pentue que la sente de l’aller, cette boucle de retour permet de traverser un joli passage fleurant bon la sauge, le thym et le romarin, où les vipérines ondoient doucement leurs bractées colorées sous le léger souffle chaud de l’air, et où les chardons d’un bleu presque insolant font un clin d’oeil aux genêts encore en fleurs à cet endroit.

De petits criquets aux ailes rouges une fois déployées accompagnent tout notre parcours, la raison de ce camouflage: de la diversion ! Lorsqu’il est dérangé, cet astucieux criquet s’envole en arborant des ailes aux couleurs très vives. Le prédateur est ainsi « bluffé » : il continue à poursuivre un insecte rouge, mais le criquet se pose et replie ses ailes. Il devient alors invisible pour son poursuivant, qui cherche du rouge. On pense également que la brusque apparition de cette couleur vive sert à décontenancer l’agresseur. C’est d’ailleurs parfois ce qui arrive aux observateurs non avertis qui le prennent pour un papillon, lesquels sont également fort nombreux par ici.

Après avoir traversé dans les ronces le Prariou à sec pour une pause sandwich sous un magnifique érable acer campestris de taille plus que respectable lui aussi, et avoir eu pour dessert de nombreuses mûres gorgées de soleil, la fin de la descente est facile et le village magnifiquement fleuri est quasiment endormi à l’heure de la sieste dans la torpeur estivale. Comme il est bon de vivre à l’envers des autres pour profiter de la nature, çà méritait bien un peu de sueur et quelques litres d’eau.

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Le gros chêne

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Fronts de mer

Classé dans : Littérature — 7 août, 2011 @ 7:18

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Je reviens vous parler des “Fronts de Mer” de Marie-Hélène Carbonel, dont les “petites histoires de contretemps et malentendus” resteront sans aucun doute une de mes plus belles lectures de l’été qui m’a touchée au plus profond de moi. Il est vrai que j’aime les nouvelles.
Je disais lui avoir spontanément parlé de non-dits… et c’est en partie le thème de son prochain livre, nous avons tissé là en quelques minutes un lien de pensée très fort, elle qui dit ne pas croire au hasard et parfois se faire peur en écrivant.

Et bien moi je me suis fait peur en la lisant tant je me suis sentie envahie par la réalité de ses nouvelles.

Fragments de vie si réalistes, où jamais ne durent les belles histoires, toujours sacrifiées sur l’autel de la trahison, du mensonge et des disparitions, de la fuite de soi-même aussi.

La douleur des sentiments si forts qu’ils nous étouffent et nous empêchent de rebondir, je pense qu’il faut l’avoir vécue au plus profond de soi pour l’écrire ainsi…

Magnifiques histoires d’amour, poignantes, émouvantes bien au delà de ces magnifiques nouvelles, profondeur des sentiments, douleurs de femmes trahies, parfois si cruellement blessées par l’amour trop grand qu’elles ont porté à bout de souffle jusqu’à l’horizon où mourir d’aimer devient si vrai, peur d’aimer ausssi pour ne plus jamais se sentir humiliées par un regard qui change.

La mer omniprésente tour à tour complice et ennemie, cette profondeur des eaux où moi aussi j’ai si souvent fait disparaître mes larmes dans une plongée de désespoir, dureté des éléments contre lesquels on ne peut pas lutter plus que contre les non-dits, mais aussi réconfort de ces vagues qui savent aussi parfois faire le gros dos pour porter les chagrins les plus intimes.

J’en ai connu des levers de soleil aux couleurs magiques à l’aube de mes footings d’hiver sur la Prom, la froideur limpide des bains d’hiver, la chaleur des bains de soleils qui rassurent lorsque le printemps renaît, la palette du ciel en automne qui joue le complice de la mer comme pour l’aider à nous offrir ses derniers sursauts de douceur avant les frimas, les étés si chauds qu’on se sent en parfaite osmose avec l’élément aquatique, l’inconnu qui inspire rêves ou cauchemars à quelques mètres de la surface, les rencontres éphémères avec les mouettes dans le vent, les pointus qui fuient les estivants, et ce bleu obsédant qui de turquoise vire au gris, au rose, à l’orange, au violet, au noir, à l’or, à l’argent, comme le ciel qui se reflète en partage jusque vers l’horizon .

A travers la belle écriture de Marie-Hélène la mer portera encore plus loin mes secrets, et je lui dit merci d’avoir écrit ces pages où se mêlent à la fois espoir et désespoir, d’où tant de vérité et de sensibilité jaillissent à fleur de peau, ces émotions qui ne nous quittent plus lorsqu’on les a connues, pour notre plus grand malheur d’en souffrir autant, mais aussi pour notre plus grand bonheur au sens large du terme de les avoir ressenties.

Ces contretemps et malentendus qui sont trop souvent les adagios de nos destinées. Cette musique des sentiments qui bat la mesure à l’envers de la partition du bonheur.

La mer est comme les sentiments, l’immensité de ses profondeurs est le miroir de la grandeur de nos chagrins. L’horizon tour à tour s’enfuit et se rapproche, insaisissable et lointain, nous frôlant aussi parfois à nous faire hurler de ne pouvoir atteindre celui de nos rêves, comme un mythe, utopie de l’amour que je crois à jamais irréel et insaisissable.

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Mensonge et trahison

Classé dans : Non classé — 11 juillet, 2011 @ 6:47

Cà fait mal et même très mal

Ce cri silencieux de l’absence

La trahison de la confiance

La symphonie des pleurs du mal

 

La torpeur des instants de doute

La douleur de ne plus avoir de doute

Qui n’a jamais connu l’humiliation

Ne peut comprendre la résignation

 

Après le chagrin vient le désespoir

L’amour rend plus fort que la haine

Dans la détresse il reste le miroir

De toute la naïveté qui s’égrène

 

Ne plus jamais croire en la sincérité

Survivre à la blessure du mépris

Verser plus de larmes que de raison

Vouloir mourir de trahison

 

La blessure du mensonge devient réalité

Cicatrice chéloide du partage avorté

Pour ne plus jamais se refermer

Sur la confiance en l’amitié

Sur la douleur de la lâcheté

 

Je te dédie ces quelques lignes

A toi seule qui resteras le miroir

De ma naïveté et de mes sentiments

De ma confiance tumeur maligne

Tu resteras un immense désespoir

Qui jamais ne renaîtra de ses cendres

 

La trahison fait plus mal que la mort

Le mensonge n’a pas de remords

Il reste toujours celui qui a menti

Dans son image de diable maudit

De cet enfer on ne revient jamais

Le mensonge est sans regrets

Aujourd’hui  l’humiliation

Demain peut-être le pardon

Chassés Croisés

Classé dans : Non classé — 3 juillet, 2011 @ 10:13

Entraînée par une amie, me voilà en ce dimanche après midi au Théâtre de la Semeuse où des Chassés Croisés nous attendent. Les élèves de l’Atelier Acte 3 nous offrent une seconde et dernière représentation de leur spectacle de fin d’année. Ces jeunes acteurs sont talentueux et émouvants. La consécration d’une année de travail qu’ils nous font partager est éclectique et riche.

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Mes extraits préférés: « Nous étions assis sur le rivage du Monde » (José Plya), « A tort ou à raison » (Raymond Devos), « Elle fait la gueule » (P Timsit), « Le courrier du matin » et  » Le stylo bille » (JM Ribes)

Pour finir avec « Le professeur Rollin à toujours quelque chose à dire »  (JM Ribes), où tous les acteurs se sont rejoints en apothéose sous des salves d’applaudissements  tellement nourris que leur sympathique professeur Françoise Nahon en est devenue quasi inaudible.

On aimerait en souvenir le titre et le compositeur de la musique d’entre-deux scènes, très bien choisie et entraînante.

Seul bémol, une climatisation un peu forte dans la salle, la prochaine fois même en été prévoir un gilet sur les épaules !!

Nous avons terminé l’après midi Place Rossetti où de délicieux cocktails de fruits ont clôturé cet agréable moment.

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Audrey NEW |
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