sur les traces du pandou

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Le gros chêne

Classé dans : Non classé — 25 août, 2011 @ 21:08

Suivez le guide, et à quelques kilomètres de Nice c’est une très jolie balade qui se découvre.

Contrairement aux idées reçues, et à condition de ne pas craindre la chaleur, elle peut tout à fait se réaliser en plein été, l’avantage étant de n’y croiser quasiment personne, contrairement aux autres saisons, et c’est assez magique. Prévoir juste suffisamment d’eau deux litres ne sont pas superflus.

S’élever du village de Saint Jeannet est déjà en soi un ravissement, on y aperçoit progressivement le Cap d’Antibes, les Iles de Lérins, puis l’Estérel, sans oublier la civilisation urbaine, les marinas se détachent nettement sur le littoral, tout comme les pistes de l’aéroport de Nice et les bâtiments caractéristiques d’IBM.

A un croisement du sentier, après avoir laissé sur la gauche le trop fréquenté Baou de St Jeannet, une calade en lacets un peu pentus serpente en direction du Baou de la Gaude, plus verdoyant que son voisin et d’où on découvre en prime toute la plaine du Var et les contreforts des sommets de l’est.

Mais la curiosité de cette petite randonnée est incontestablement le gros chêne majestueux de plus de six mètres de circonférence qui marque l’entrée d’une enceinte de vestiges de pierres des temps reculés, celto-ligure paraît-il. Nous avons découvert à l’approche de cet arbre magnifique bien qu’endommagé à plusieurs reprises par la foudre, que de nombreux rapaces profitent de la quiétude des lieux. Deux oiseaux de belle envergure se sont envolés à quelques mètres de nous, surpris par notre intrusion. Assis tranquillement à l’ombre de notre protecteur séculaire, quelle ne fut pas notre surprise d’entendre puis voir s’envoler successivement trois autres rapaces de plus petite taille, vraisemblablement une nichée de jeunes faucons crécerelles habitant les lieux.

La descente par le sentier qui part en direction du Jas Jausserand est moins pentue que la sente de l’aller, cette boucle de retour permet de traverser un joli passage fleurant bon la sauge, le thym et le romarin, où les vipérines ondoient doucement leurs bractées colorées sous le léger souffle chaud de l’air, et où les chardons d’un bleu presque insolant font un clin d’oeil aux genêts encore en fleurs à cet endroit.

De petits criquets aux ailes rouges une fois déployées accompagnent tout notre parcours, la raison de ce camouflage: de la diversion ! Lorsqu’il est dérangé, cet astucieux criquet s’envole en arborant des ailes aux couleurs très vives. Le prédateur est ainsi « bluffé » : il continue à poursuivre un insecte rouge, mais le criquet se pose et replie ses ailes. Il devient alors invisible pour son poursuivant, qui cherche du rouge. On pense également que la brusque apparition de cette couleur vive sert à décontenancer l’agresseur. C’est d’ailleurs parfois ce qui arrive aux observateurs non avertis qui le prennent pour un papillon, lesquels sont également fort nombreux par ici.

Après avoir traversé dans les ronces le Prariou à sec pour une pause sandwich sous un magnifique érable acer campestris de taille plus que respectable lui aussi, et avoir eu pour dessert de nombreuses mûres gorgées de soleil, la fin de la descente est facile et le village magnifiquement fleuri est quasiment endormi à l’heure de la sieste dans la torpeur estivale. Comme il est bon de vivre à l’envers des autres pour profiter de la nature, çà méritait bien un peu de sueur et quelques litres d’eau.

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Le gros chêne

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