sur les traces du pandou

Bienvenue sur mon blog

L’éponge magique de « courir pour une fleur »

Classé dans : Non classé — 3 octobre, 2011 @ 19:42

Hier matin à la Pinède de Juan les Pins me voilà partie pour 20 km. Le temps est superbe et les couleurs de cet automne sont idylliques. Le Cap d’Antibes fermé à la circulation est une merveille. M’y voilà, seule au monde dans la cohue du sas, n’ayant trouvé aucun complice à mes extravagances du jour. Nous sommes pas loin de 4000, répartis entre une boucle de 10 km et deux boucles soit 20 km. Mes premiers doutes m’assaillent lorsque je vois le physique de tous ces coureurs et coureuses arborant le dossard du 20 km, et je me dis qu’il eût peut-être bien été plus raisonnable, comme l’an dernier, de me contenter du 10 km. L'éponge magique de Mais bon, j’aimerais bien aussi arriver au bout de mon premier marathon fin novembre et j’ai déjà couru quelques semis, mais à une époque où j’étais plus en forme. Je décide d’appliquer les conseils de mes coachs à la lettre, c’est-à-dire de partir à mon rythme et de ne pas trop forcer pour la première boucle pour pouvoir gérer la deuxième. Ce premier tour du Cap d’Antibes se passe bien, j’apprivoise les faux-plats et ne souffre pas trop dans la côte qui remonte de la plage de la Salis. Je le boucle en 1h07 ce qui me convient (l’an dernier pour une seule boucle j’avais mis 1h03). C’est donc confiante que j’entame mon deuxième tour. Patatras ! Psychologiquement c’est désastreux pour moi de recommencer la même chose, car j’ai bien re-mémorisé le parcours depuis l’an dernier et de nature pessimiste j’ai une forte tendance à n’en voir que les difficultés.
Premier grand moment de solitude, après le sas d’arrivée du 10kms nous sommes beaucoup moins nombreux à continuer, et les as sont déjà partis bien loin. C’est donc un reliquat de coureurs bien clairsemé qui m’attend. La mer est belle et claire, mais qu’est-ce que je fais là par cette chaleur au lieu de me baigner ? Bon d’accord c’est prévu… pour après une récompense çà se mérite alors on continue.
Il fait vraiment très chaud, et à l’épongeage je ne commets pas la même erreur qu’au premier tour, c’est-à-dire que je garde précieusement mon carré de mousse bien imbibé d’eau avec moi pour le reste de la course, m’asperge auparavant copieusement de toutes parts, et vaille que vaille il ne reste « que » sept kilomètres on y va.
Un coureur me fait remarquer que le deuxième tour c’est le meilleur car on a vraiment le Cap pour nous vu qu’il n’y a presque plus personne… ben celui-là au moins il positive j’essaie de penser comme lui.
Au ravitaillement suivant il n’y a plus rien de prévu pour les retardataires à part de l’eau, et ils commencent déjà à plier bagage merci c’est sympa !! heureusement que j’ai prévu un gel de secours, connaissant l’organisation de cette course où il vaut mieux ne pas être médiocre si on veut avoir quelque chose à manger, que je fais suivre de plusieurs verres d’eau… et gorge ma petite éponge magique qui va vraiment m’être d’un secours immense, tant pour sa fraîcheur, c’est fou comme çà la garde bien ces trucs là, que pour la passer d’une main à l’autre alternativement et sur mes yeux que le soleil commence à sérieusement brûler.Au dix-septième km une coup de barre énorme m’assaillit, je n’ai plus de jambes et la côte approche.Je rassemble mes dernières forces en songeant à la fontaine que j’ai repérée au premier tour et à mon aspersion prochaine. w00t En haut de la côte, ragaillardie à cette idée et un nouveau ravitaillement où cette fois-ci l’équipe est sympa et où je réussis à attraper un quartier d’orange in extremis sur le plateau qu’on enlève à l’instant, je poursuis ma route et aperçois enfin ma fontaine.
Là horreur et désespoir, plus aucun filet d’eau ne coule et la bassin est vide. C’est donc en pressant désespérément ma petite éponge salvatrice qui s’assèche, que je boucle cette course en 2h19, malgré tout heureuse d’être allée au bout.
A l’arrivée une jolie rose m’attend, elle compense le désert des tréteaux vides où il ne reste que quelques malheureuses bananes.
Ouf on va se baigner ? Comme elle était bonne après tout çà !!! Je m’en sors sans trop de courbatures ni crampes le lendemain c’est déjà çà, juste quelques vieilles douleurs un peu réveillées. Allez demain on reprend doucement l’entraînement !! smile

Un commentaire »

  1. Antoine dit :

    Pas facile de faire sa course quand les organisateurs commencent à ranger, j’ai connu ça il y a quelques années !
    Bravo d’avoir terminé ta course, au courage, au moral, ça compte autant que les jambes parfois.
    Amitiés,
    Antoine

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Audrey NEW |
Expression Libre |
De tout et De rien |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Ressources Humaines Mechoua...
| benjaminblog
| delunepierre