sur les traces du pandou

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Archive pour la catégorie 'Littérature'

MARIE HELENE CARBONEL – IMBERBE ET PLUTÔT BEL HOMME

Posté : 13 mars, 2012 @ 10:04 dans Littérature | Pas de commentaires »

Un conte à rebours et la perspective d’une mise en abîme m’ayant d’emblée inspirée, je me suis plongée avec délices dans cette «délicieuse parenthèse hors du temps, dans une vie absurde».

L’auteur donne d’emblée le ton de l’intemporalité des êtres et des choses et crée une atmosphère immédiatement prégnante.

A travers l’Orient express et ses lampes d’opaline, la musique de « une femme disparaît», et ce hasard qui n’existe jamais, je me suis totalement laissé porter par cette histoire hors du temps, la voix de l’italien et Ariane qui déroule son fil mystérieux.

En attendant la suite avec impatience on peut tout imaginer… et d’ores et déjà se rendre sur le site pour découvrir les premiers chapitres:

www.tousediteurs.com

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Consuelo de Saint Exupéry

Posté : 15 octobre, 2011 @ 8:09 dans Littérature | Pas de commentaires »

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On a toujours tendance à se précipiter dans ce qui va causer la douleur et à anticiper le contretemps, alors qu’il serait parfois si simple de se laisser porter par la vague. « Consuelo ne supportera jamais l’absence, ni l’attente, car pour elle, elle est synonyme d’abandon »;  « J’ai besoin d’être rassurée, à force d’absence je deviens un peu folle pour de bon » dit-elle.

Marie Hélène Carbonel a l’art de traduire cette biographie intime avec son ressenti de femme, et c’est ce qui rend son livre si émouvant. La plume d’or de Consuelo semble revivre dans sa main, lorsqu’elle parle  d’« … obtenir ce qu’aucun amant n’a jamais réussi à obtenir: s’unir et se confondre d’une façon absolue sans se détruire », ou encore lorsqu’elle évoque que Consuelo « passait par des états d’espoir et de désespoir continuels. Elle ne mentait pas ou très peu. Et elle racontait tout, autant ce qui peut lui être défavorable que le contraire. » 

Alors qu’« Elle est profondément étrangère à Antoine, tout la sépare de lui. Prise au piège, elle n’a pas le courage de fuir », elle l’épouse et va endurer tant d’années de trahison, de mépris et d’humiliation avant de trouver un peu d’apaisement vers la fin de leur union, mais à quel prix. Peut-être celui d’« Etre seule comme un papillon qui n’a pas de fleurs ». « Un tel amour, c’était une maladie grave, une maladie dont on ne guérit jamais tout à fait ».

« Avec ou sans toi ma peine ne trouve de soulagement. Avec toi parce que je meurs et sans toi parce que je ne peux vivre ».  Je ne sais pas lire l’espagnol mais en français ce proverbe est déjà très beau.

J’ai beaucoup aimé aussi la lente et intime réflexion de Dolorès dans les ruines d’Oppède. Cette ouverture de tendresse et de sécurité enfin avec Bernard, ce qui lui a tant manqué, sacrifiée car mêlée de ce semblant d’apaisement qu’elle croit trouver avec Antoine, mais qui va encore la faire souffrir.

Elle était « cette petite fleur qui embaumait sa planète et qu’il a quittée faute d’avoir compris qu’elle était unique ». « J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires », dit-il.

La quasi-légèreté de l’époque Pimprenelle se fait vite oublier durant la décennie qui va suivre. Avec Antoine elle s’est mariée en noir et porte le blanc du deuil, paradoxes d’une femme passionnée et passionnante. Son cher Enrique trop tôt disparu reste celui auprès de qui elle souhaite reposer, il incarne pour elle la tendresse et la sérénité, et elle éprouve d’ailleurs un sentiment de culpabilité à son égard. Ambivalence de cette destinée de femme que seule la passion peut attiser de la sorte.

On retrouve avec plaisir l’image de l’extase cosmogonique de Dali, de ce tableau aux couleurs chaudes qui n’a rien de marin mais qui laisse l’imagination se perdre dans les méandres de l’univers. Finalement, de « Consuelo » la tellurique à l’amour de la mer de « Fronts de Mer », il n’y a peut-être qu’un pas. La quête de soi à travers l’amour et la beauté des moments forts, des textes d’une grande sensibilité. 

Fronts de mer

Posté : 7 août, 2011 @ 7:18 dans Littérature | 1 commentaire »

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Je reviens vous parler des “Fronts de Mer” de Marie-Hélène Carbonel, dont les “petites histoires de contretemps et malentendus” resteront sans aucun doute une de mes plus belles lectures de l’été qui m’a touchée au plus profond de moi. Il est vrai que j’aime les nouvelles.
Je disais lui avoir spontanément parlé de non-dits… et c’est en partie le thème de son prochain livre, nous avons tissé là en quelques minutes un lien de pensée très fort, elle qui dit ne pas croire au hasard et parfois se faire peur en écrivant.

Et bien moi je me suis fait peur en la lisant tant je me suis sentie envahie par la réalité de ses nouvelles.

Fragments de vie si réalistes, où jamais ne durent les belles histoires, toujours sacrifiées sur l’autel de la trahison, du mensonge et des disparitions, de la fuite de soi-même aussi.

La douleur des sentiments si forts qu’ils nous étouffent et nous empêchent de rebondir, je pense qu’il faut l’avoir vécue au plus profond de soi pour l’écrire ainsi…

Magnifiques histoires d’amour, poignantes, émouvantes bien au delà de ces magnifiques nouvelles, profondeur des sentiments, douleurs de femmes trahies, parfois si cruellement blessées par l’amour trop grand qu’elles ont porté à bout de souffle jusqu’à l’horizon où mourir d’aimer devient si vrai, peur d’aimer ausssi pour ne plus jamais se sentir humiliées par un regard qui change.

La mer omniprésente tour à tour complice et ennemie, cette profondeur des eaux où moi aussi j’ai si souvent fait disparaître mes larmes dans une plongée de désespoir, dureté des éléments contre lesquels on ne peut pas lutter plus que contre les non-dits, mais aussi réconfort de ces vagues qui savent aussi parfois faire le gros dos pour porter les chagrins les plus intimes.

J’en ai connu des levers de soleil aux couleurs magiques à l’aube de mes footings d’hiver sur la Prom, la froideur limpide des bains d’hiver, la chaleur des bains de soleils qui rassurent lorsque le printemps renaît, la palette du ciel en automne qui joue le complice de la mer comme pour l’aider à nous offrir ses derniers sursauts de douceur avant les frimas, les étés si chauds qu’on se sent en parfaite osmose avec l’élément aquatique, l’inconnu qui inspire rêves ou cauchemars à quelques mètres de la surface, les rencontres éphémères avec les mouettes dans le vent, les pointus qui fuient les estivants, et ce bleu obsédant qui de turquoise vire au gris, au rose, à l’orange, au violet, au noir, à l’or, à l’argent, comme le ciel qui se reflète en partage jusque vers l’horizon .

A travers la belle écriture de Marie-Hélène la mer portera encore plus loin mes secrets, et je lui dit merci d’avoir écrit ces pages où se mêlent à la fois espoir et désespoir, d’où tant de vérité et de sensibilité jaillissent à fleur de peau, ces émotions qui ne nous quittent plus lorsqu’on les a connues, pour notre plus grand malheur d’en souffrir autant, mais aussi pour notre plus grand bonheur au sens large du terme de les avoir ressenties.

Ces contretemps et malentendus qui sont trop souvent les adagios de nos destinées. Cette musique des sentiments qui bat la mesure à l’envers de la partition du bonheur.

La mer est comme les sentiments, l’immensité de ses profondeurs est le miroir de la grandeur de nos chagrins. L’horizon tour à tour s’enfuit et se rapproche, insaisissable et lointain, nous frôlant aussi parfois à nous faire hurler de ne pouvoir atteindre celui de nos rêves, comme un mythe, utopie de l’amour que je crois à jamais irréel et insaisissable.

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Coups de coeur au Festival du Livre de Nice

Posté : 22 juin, 2011 @ 8:59 dans Littérature | 1 commentaire »

Au delà des célébrités, au gré du festival du livre, il est pour moi essentiel de découvrir des auteurs qui savent nous faire partager leurs émotions, nous raconter en toute simplicité les messages qu’ils ont voulu faire passer à travers leur lignes, patchworks de sensibilités et de sentiments racontés l’espace d’un instant, qui donnent au lecteur la sensation d’aborder différemment le livre en le vivant vraiment.

Pierre Brocchi dans « La Nuit de l’Alcyon », nous invitait l’an dernier à coups de palmes à une plongée intime sous le regard récurrent de la petite castagnolle observatrice omniprésente. Il nous offre cette année « Chien muet » où les diables d’un tableau de Bréa « La danse macabre », dès le premier chapitre, nous disent « prends garde au chien muet et à l’homme qui se tait ».

Marie-Hélène Carbonel, dans « Fronts de Mer », « petites histoires de contretemps et malentendus », nous entraîne dans l’univers de ses nouvelles. En quelques minutes je lui ai parlé de non-dits… et c’est en partie le titre de son prochain livre, nous avons tissé là en quelques minutes un lien de pensée très fort, elle qui dit ne pas croire au hasard et parfois se faire peur en écrivant.

René Frégni pour sa gentillesse et « la Fiancée des Corbeaux », nous livre un roman intimiste, nous parle de Lili avec tendresse, et nous écrit en préambule que « le silence encore chaud des pinèdes est entré dans cette ville d’ombre et s’est assis sur les bancs de pierre derrière les églises ».

Pascal Marmet réédite une nouvelle de 2001 « Le prince de Paris », voyage de France en Belgique clôturé par quelques poèmes qu’il considère comme un exercice difficile, mais empreints d’une grande sensibilité, qu’il sait faire partager sur son stand.

Carine Marret pour son premier polar « Morte-saison sur la Jetée-Promenade », quitte l’espace d’un instant Romain Gary et ses Promenades Littéraires sur la Côte d’Azur pour un autre style avec une sympathie sans cesse renouvelée pour ses lecteurs.

Je ne connaissais pas Claude Rizzo qui, dans « le Sentier des Aubépines » développe le thème des secrets de famille souvent si douloureux, et le fait partager avec beaucoup d’enthousiasme et de sincérité.

Le temps de lire tous ces livres… et déjà Mouans Sartoux nous accueillera pour de nouvelles aventures littéraires.

Posté : 24 novembre, 2010 @ 9:11 dans Littérature | Pas de commentaires »

Pandou est un superbe chat européen  blanc et noir de onze années de tendresse. Ma boule de poils préférée va tenter de se faire l’écho de sa maîtresse, à travers ce blog, pour vous parler au fil du temps des sujets qui m’intéressent, de mes joies et mes peines, de ma sensibilité dans la vie, à travers des thèmes variés.
Pandou a un petit compagnon désormais, un certain Titi tout tigré, un vrai pot de colle plein de câlins et de bêtises arrivé comme lui au hasard de la vie dans mon jardin… pour y rester.
Je commencerai par évoquer une femme que j’ai rencontrée au Festival du Livre à Mouans Sartoux, Madame Martine Pilate, qui a écrit deux livres absolument félins et adorables, « La passion selon cinq matous » tome 1 et tome 2 « Le retour ». A découvrir sans restriction les aventures de Rapapouègue, Calamity et consorts, véritables portraits provençaux, reflets de la vie à travers les histoires des papés, et miroirs de la vision de notre monde bien compliqué d’humains à travers le regard des matous… et de leur unique minette, la seule « fille » à quatre pattes de l’histoire.
La sympathique Martine Pilate nous entraîne dans le monde des « gouttières pur race » qu’elle connaît si bien et leur donne la parole en toute simplicité, c’est ce qui  nous les rend si attachants.

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Martine m’a parlé avec amour de ses chats, dont plusieurs ont malheureusement disparu depuis peu. Elle m’a très gentiment dédicacé sa passion d’une patte de velours quasi amicale en hommage à mes propres matous, et parlé de son grand père inventeur de la pétanque. Je la remercie d’avoir écrit de si jolies histoires qui m’ont donné envie de parler d’elle presque comme d’une amie.
A force de lire et participer à quelques blogs de personnes beaucoup plus douées que moi pour l’écriture, j’ai eu l’envie de créer moi aussi en partage quelques commentaires sur des sujets que j’aime.
Je serai sans doute très éclectique dans mes choix, animaux, nature, sport, littérature … mais j’espère de tout coeur savoir communiquer le plus agréablement possible mes émotions, ma sensibilité, mes goûts, et peut-être pourquoi pas échanger de belles choses en toute simplicité à travers l’écriture.

 

Audrey NEW |
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